Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 00:47

Qui visite notre site connaît bien la COMMUNAUTE OASIS DE GRAND-PIN (COGP), cette ONG qui s’est donné pour mission de redonner fière allure au village de Grand Pin après le temps de guerre qui lui a été fatal.

 

La COGP a à son actif de nombreuses réalisations : école maternelle dans le village, une grotte mariale, une chapelle encore en construction, une porcherie, une broyeuse.

 

Mais une découverte sombre que nous avons faite lors d’une visite touristique dans le village vient ternir l’image de la localité. La case du chef du village.

 

En effet, depuis 2003, La maison de monsieur MEO GUEI Joseph, chef du village de Grand Pin, une maison en briques de terre , est vraiment dans un état de délabrement avancé. Le toit et les fissures étant soutenus par des bois, à tout moment, lui et ses parents peuvent recevoir sur leur tête, et peut-être en pleine nuit les décombres de leur logis. Ce qui les conduirait plus tôt que prévu dans le royaume des ombres.

 

Une maison de rechange, en dur, a été commencée juste avant la guerre, mais est restée inachevée du fait des répercussions financières de cette crise militaro-politique!

 

La COGP a alors fait de l’achèvement de la nouvelle maison du chef une priorité mais elle manque aujourd’hui de moyens financiers. Pour la présidente de la COGP, madame TE Chantal, il est vraiment une nécessité urgente de trouver quelques fonds pour acheter cent (100) tôles et couvrir la maison presqu’achevée de monsieur MEO GUEI. Sachant que la feuille de tôle coûte cinq mille (5000) de nos francs, la COGP est à la recherche de la somme de cinq cent mille (500 000) francs CFA. Aussi, prie-t-elle toute personne qui aurait quelque compassion pour le chef de Grand Pin et toute sa famille et qui souhaiterait contribuer à l’achèvement de leur nouvelle maison de bien vouloir s’adresser à la COGP aux adresses suivantes :

COMMUNAUTE OASIS DE GRAND-PIN

        E-mail: cogdpin@yahoo.fr

       20 BP 1533 Abidjan 20 RCI

     Présidente : Mme TE Chantal

                (225) 22 43 12 67         (225) 22 43 12 67 /               (225) 05 09 50 56         (225) 05 09 50 56

      E-mail: tederchant@yahoo.fr

 

Repost 0
Published by JOURNALISTE BENEVOLE - dans SOCIETE
commenter cet article
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 23:28

Les problèmes fonciers que connaît la Côte d’Ivoire depuis de nombres années n’ont pas encore fini de faire des victimes. C’est ce que vient confirmer ce qui s’est passé dans le village de grand pin, localité située à une dizaine de kilomètres de Bangolo, le chef-lieu de département. En effet, en début de ce mois de novembre 2009, deux allochtones baoulé ont trouvé la mort alors qu’ils étaient dans leurs plantations de cacao.

 

Tout a commencé avec un messager venu annoncer à monsieur K.L, allochtone baoulé, que sa plantation de cacao est envahie par des jeunes gens qui y récoltent les cabosses comme si la propriété est la leur. Indigné K.L accompagné d’un de ses frères décide de s’y rendre pour vérification. Mais les deux planteurs baoulés ne regagneront plus jamais le village. Toute chose qui, naturellement, installe du souci  au cœur de leurs parents. Surtout que toutes les recherches organisées par les villageois sont restées infructueuses.

 

La brigade mixte de gendarmerie appelée appelée à la rescousse découvrira plus tard que les deux baoulés avaient été tués et sommairement ensevelis dans une broussaille. Des suspects sont alors mis aux arrêts et conduits à Bangolo. Là, ils passeront très vite aux aveux avant d’être déférés pour jugement. Selon les sources policières, il reste encore quelques personnes citées dans l’affaire et qui ont pris la poudre d’escampette.

 

N’eut été l’intervention de monsieur AMANI KOFFI, chef des baoulé de Bangolo qui a su apaiser ses parents, une telle affaire aurait pu atteindre des proportions inattendues.

 

Ce genre de faits sont monnaie courante dans l’Ouest où de nombreux allochtones travaillent des terres achetées, il y a très longtemps, à des autochtones. Avec cette période de sortie de crise où l’on est en train de ranger aux oubliettes la guerre, de tels morts sont de trop pour un pays qui en a déjà assez connu.

 

Repost 0
Published by JOURNALISTE BENEVOLE - dans SOCIETE
commenter cet article
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 09:20

Depuis le jeudi 24 septembre 2009, date à laquelle il a échangé avec ses collaborateurs, monsieur  Vadoua DIOMANDE a officiellement commencé son travail et montré à tous qu'il est nouveau directeur régional de l'éducation nationale de MAN. En remplacement de monsieur GUEI Tiéoulé Blaise muté à Guiglo. Mais, le départ du dernier cité est beaucoup interprété dans le milieu scolaire.

 

En effet, certaines gens estiment que ce sont les agissements de l’ex-patron de l’école à MAN qui ont poussé le ministre à l’envoyer vers d’autres cieux. Ce qui confirme cette thèse, c’est que le proviseur et l’intendant du lycée de Man sont également mutés, le premier dans une petite localité et le second dans un bureau du ministère. Tout cela ressemble bien à une punition.

 

De fait, les trois hommes auraient trempé dans une malversation sur les fonds du COGES. Cette situation qui avait été mise au jour les 4 et 5 mars 2009 lors d’une visite du colonel major BAMBA SINIMAN, responsable de la « cellule école examens » des Forces Nouvelles. Le détournement portait sur la somme de 10.088.000 Fcfa.

 

Le DREN lui-même était beaucoup critiqué par ses collaborateurs du point de vue du travail. Car la Direction Régionale de Man a toujours connu des difficultés à divers niveaux sous GUEI Tiéoulé. On se souvient encore des indemnités d’harmonisation au BEPC 2008, indemnités qui étaient de 17.300 francs dans la DREN au lieu de 30.000 francs partout ailleurs sur le territoire  national. Et en 2009, le travail sur les orientations qui a été bâclé et qui a retardé l’affichage des listes d’orientés en seconde.

 

Selon les observateurs, ce sont toutes ces raisons qui ont fait les bagages de monsieur GUEI, surtout qu’il était en fonction dans la ville du ministre. Vivement que cela serve de leçon au nouvel arrivant.

 

Repost 0
Published by JOURNALISTES BENEVOLES - dans SOCIETE
commenter cet article
26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 00:44

Le département de Bangolo a souvent fait parler de lui ces dernières années sur le plan de l'insécurité avec ses nombreux braquages et attaques à mains armées. Mais avec l'avènement de la brigade mixte et du détachement militaire mixte ces pratiques ont sensiblement diminué. Mais certaines gens non content de voir les fonctionnaires s'épanouir après des moments difficiles trouvent plaisir à leur extorquer de l'argent. En tout cas, c'est le spectacle désobligeant qu'offrent les agents de la préfecture de Bangolo.

En effet, depuis quelques mois, les fonctionnaires du département peuvent désormais retirer leurs bulletins de solde dans les locaux de la préfecture. Mais au lieu de remettre ces papiers offerts gratuitement par l'Etat à ses travailleurs, la préfecture de Bangolo réclame 100 francs CFA pour chaque bulletin à retirer. Apparemment cette somme est modique, mais quand on sait que les bulletins stockés sont ceux de deux ans (2008 et 2009) et quand on tient compte du nombre de fonctionnaire dans le département, on comprend vite, calculatrice à la main, que la préfecture de Bangolo fait bonne affaire.

Au regard des dires des agents chargés de la distribution de ces précieux papiers, la décision semble officielle et dictée par le préfet lui-même. Il ne s'agit donc pas des pots-de-vin ou de pourboires donnés délibérément par les demandeurs de bulletins de solde mais d'une exigence à laquelle tous sont obligés de se plier. Et tous les fonctionnaires de Bangolo s'exécutent non sans marmonner quelques griefs contre le préfet et ses agents, griefs qu'ils n'ont pas le courage d'exprimer à haute voix de peur de s'attirer les sanctions du représentant de l'Etat.

 

Ces pratiques sont peut-être monnaie courante dans le pays, mais elles ne sont pas officielles. Si l’on y prend garde, la recherche du gain facile risquerait d’enliser l’indispensable marche vers le relèvement du pays.

 

Repost 0
Published by JOURNALISTES BENEVOLES - dans SOCIETE
commenter cet article
12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 10:12
L'année scolaire 2008-2009 a été catastrophique du point de vue des résultats aux différents examens. Selons de nombreux observateurs, les responsabilités sont à divers niveaux mais pour beaucoup, ce sont les grêves qui paralysent le système éducatif en Côte d'Ivoire. Depuis la signature par le Président de la République du décret créant un nouveau profil de carrière dans le secteur éducation-formation, peut-on affirmer sans se tromper que l'horizon est dégagé pour une belle année scolaire 2009-2010?

Depuis le 29 juin 2009, le Président de la République a signé le décret portant reforme du profil de carrière dans le secteur éducation-formation pour mettre fin aux grêves intempestives à l'école et aussi reparer une injustice selon les dires des responsables syndicaux dans le milieu des enseignants et des personnnels d'encadrement.

Ce décret, selon les décisions qu'il comporte, devrait entrer en vigueur à compter du 1er novembre 2009. Mais déja, le ministère de la fonction publique, qui a pris part aux discussions avec le personnel du secteur éducation-formation aux cotés d'autres ministères concernés exige actuellement des travailleurs à reclasser la constitution d'un dossier qu'accompagnent 5000 de nos francs.

Cette situation avait commencé à faire grincer les dents dans les rangs des enseignants. Mais leurs différents syndicats qui savent bien ce qu'ils font, ont su convaincre leurs camarades de constituer ce dossier et surtout de payer les 5000 francs qui sont demandés.

Pourvu que le gouvernement sache tenir parole et active les effets financiers de ce décret à la fin du mois de novembre. Car si tel n'est pas le cas, l'école connaîtra certainement des troubles. Et les maîtres sauront bien justifier le débrayage. Il serait vraiment inconcevable de rançonner des honnêtes gens et de ne pas leur rendre ce pourquoi on leur demande de payer de l'argent.

Nous n'osont pas imaginer ce scenario qui causerait des désagréments à tous ceux qui fréquentent les bancs scolaires en Côte d'Ivoire. Rappelons que ce nouveau profil de carrière entraine une majoration considérable des salaires des formateurs et encadreurs.

Par Jean NONYOUH
Repost 0
Published by JOURNALISTES BENEVOLES - dans SOCIETE
commenter cet article
9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 09:32

Pour tous les hommes sensés et sensibles, la mort d'un proche laisse une grande tristesse qui, d'une personne à une autre, peut plus ou moins durer. Mais, de plus en plus, la situation de personne endeuillée semble prendre une autre dimension chez les peuples de l'Ouest de la Côte d'Ivoire singulièrement et même dans presque toutes les familles ivoiriennes.

De fait, en Côte d'Ivoire, les funérailles ne sont plus des instants où la famille éplorée a le temps de regretter le mort. Ce sont plutôt des moments de réjouissance populaire où chacun vient assouvir une envie, un désir.

On vient aux funérailles, non plus pour consoler les endeuillées mais pour trouver de l'alcool à s'enivrer, une fille qui satisfasse notre libido ou danser au son d'une musique endiablée. Les peuples les plus reconnus dans cette pratique sont les bété et les guéré de l'Ouest du pays. Les funérailles se font avec des orchestres et des artistes de renom et les corps des disparus sont devenus des marchandises.

Pour un même mort, les parents organisent une première veillée à Abidjan, une deuxième dans le chef lieu de département avant une dernière dans le village où aura l'inhumation. Toute cette pratique vise à récolter des fonds puisque chaque veillée suppose une quête de dons.

Et depuis que les funérailles ont pris cette tournure, le travail se fait au ralenti dans les bureaux d'Abidjan qui restent vides du vendredi au lundi. Monsieur Z. affirme que bien souvent, le travailleur arrive à son poste le vendredi matin, y laisse son costume pour donner l’illusion qu’il n’est pas loin. Et pourtant, le fonctionnaire abandonne son bureau pour se rendre à des funérailles dans un village de Daloa, Gagnoa, Issia, Duékoué, Bangolo, Kouibly ou Fakobly. Il n’en reviendra que le lundi pour se présenter à son poste le mardi matin avec une mine de malade parce qu’il est épuisé après le voyage et les différentes veillées.

 

Une telle attitude est préjudiciable à la Côte d’Ivoire qui cherche ses repères après plus de sept ans de crise politico-militaire. Comment un pays qui est à genou peut-il se relever sans le travail de ses filles et fils ? Ces gens qui semblent être plus préoccupés par les morts que les vivants.

 

Le constat est d’autant plus triste que dans les villages attiés, les cimetières ont fière allure et sont plus propres que les lieux qu’habitent les vivants. Le politique l’ayant compris, de nombreux élus ne réfléchissent plus aux projets de développement mais à comment être plus représentatifs aux  funérailles d’un tel ou d’un tel autre. Et la Côte d’Ivoire ressemble de plus en plus à une république de fossoyeurs. Telle est la nouvelle rébellion que le Président doit chercher à combattre.

Par Jean NONYOUH

Repost 0
Published by JOURNALISTES BENEVOLES - dans SOCIETE
commenter cet article
3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 01:00

C'était la désolation et la tristesse qui se lisait mardi 1er septembre sur le visage des agents de la CEI. Ils ont passé la nuit dans une maison sans électricité en cette période où ils ont le plus besoin de repos après le pénible travail quotidien qui consiste à faire le croisement des données. D'où provient le malheur des hommes de Beugré Mambé?

En effet, monsieur Aimé GUIRI, actuel maire de Bangolo est le propriétaire de la maison qui constitue les bureaux de la coordination de la CEI départementale. Il est aussi et surtout propriétaire de la maison où logent les agents de la même structure. Tout se passait très bien puisque les jeunes venus pour les opérations d'enrôlement de la population respectaient leurs engagements vis-à-vis de monsieur le maire. En tout cas, il n'y avait jamais eu d'arriéré de loyer.

Rien ne justifiait donc que ce mardi 1er septembre 2009, l’on vienne les sommer de quitter immédiatement les lieux. Sans aucune règle de l'art en la matière. La raison avancée par les hommes du propriétaire, c'est que le ministère des mines et de l'énergie avec qui le maire a conclu un accord depuis Abidjan doivent occuper les lieux.

S'il est vrai que tout homme qui se construit une maison veut en tirer le meilleur profit et que le ministère des mines et de l'énergie offrira mieux que des particuliers, il faut aussi reconnaître que dans de telles circonstances, il y a des démarches qu'il faut respecter, démarches que monsieur GUIRI feint d'ignorer.

En attendant, les agents de la Commission Electorale Locale vivent dans un taudis sans aucune commodité, une situation voulue par le maire de la ville.


Par Jean NONYOUH
Repost 0
Published by JOURNALISTES BENEVOLES - dans SOCIETE
commenter cet article
26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 07:22

Qui connait la Côte d'Ivoire et surtout Bouaké d'avant la crise sait très bien que les déplacements dans la capitale du centre se sont toujours effectués en taxis, de véritables automobiles à quatre roues. Il y avait aussi les minis cars communément appelés "gbaka". Mais aujourd'hui ces moyens transports se sont raréfiés pour laisser place aux taxis-motos.

Les taxis-motos ne sont peut-être pas une nouvelle invention. Les pays tels le Mali et le Burkina les connaissent bien. Mais jamais les ivoiriens n'avaient été habitués à ce mode de transport en commun. Cet état de fait donne raison à ceux qui pensent que ce sont le Mali et le Burkina Faso qui, dans leur désir d'annexer la Côte d'ivoire, l'ont attaqué le 19 septembre 2002.

Bouaké ressemble plus à Bamako, à Ouagadougou qu'à Abidjan. Les taxis autos se comptent au bout des doigts. Ce sont plutôt les motos qui ont envahi la ville. Et profitant du désordre que crée la guerre, ces engins à deux roues se sont érigés en taxis.

Ce qui écœure surtout, c'est que les motos-taxis n'ont aucun égard pour la vie humaine. Un tel engin qui a été conçu pour seulement deux usagers est bien des fois transformé en moyen de transport de trois à quatre personnes par voyage. De plus, l'excès de vitesse est leur pratique fréquente mettant ainsi en danger la vie des personnes qui les empruntent. De nombreux cas d'accidents ont déjà été constatés avec des blessés graves et même des morts.
 
Pourtant, ces motos-taxis sont le moyen le plus utilisé par les bouakois. Pour une raison toute simple. Selon mademoiselle K. Marthe, tenancière de maquis, ces moyens de transport sont très prisés dans la commune dirigée par Fanny Ibrahima parce qu'avec la guerre la pauvreté s'est amplifiée. Les motos-taxis non seulement reviennent moins chers aux usagers mais leurs conducteurs vous accompagnent jusqu'à votre porte.

Mais tous les habitants de Bouaké que nous avons rencontrés reconnaissent que les motos-taxis sont dangereux. Ils espèrent que le retour à la normalité sera rapidement effectif afin que les différentes activités lucratives reprennent vigueur pour qu'ils aient de l'argent. Ainsi s'arrêteront les activités des motos-taxis qui font côtoyer la mort à leurs usagers.


Par Jean NONYOUH, envoyé spécial à Bouaké.

Repost 0
Published by JOURNALISTES BENEVOLES - dans SOCIETE
commenter cet article