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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 18:26

L’histoire va-t-elle se répéter sans avoir servi de leçon aux Africains ? Tout porte à le croire au regard de l’actualité politique en Guinée avec son président putschiste, le capitaine Moussa Dadis CAMARA.

 

On se souvient d’un certain GUEI Robert en Côte d’Ivoire qui avait « balayé » un noël de 1999 le président élu Henri KONAN BEDIE. L’homme avait alors occupé le palais présidentiel d’Abidjan tout en promettant à l’opinion nationale et internationale qu’il ne serait pas candidat à l’élection présidentielle et qu’il l’organiserait dans de brefs délais. La majorité des ivoiriens avait applaudi cette décision puisque le peuple aspirait à un changement après près de quarante ans de règne sans partage par le PDCI (Parti Démocratique de Côte d’Ivoire).

 

Mais le temps rongea le jugé noble projet du Général-Président. Et ce fut l’épisode des rencontres avec des populations mobilisées à dessein pour réclamer que l’homme fort de Kabacouma se présente comme candidat à l’élection présidentielle.

 

La suite, on la connaît. C’est le peuple lui-même qui, au soir du scrutin du 22 novembre 2000, a poursuivi le général putschiste jusqu’à son dernier retranchement. Puis, son trop grand attachement au pouvoir l'avait conduit à la mort le 19 septembre 2002 lors de la tentative de coup d’Etat qui s’est muée en rébellion.

 

Cette histoire, tout le monde entier la connaît sauf la Capitaine Dadis CAMARA qui veut la répéter séquence par séquence. En effet, exactement comme l’ivoirien GUEI, Dadis est arrivé au pouvoir le 24 décembre 2008 par un coup de force. Le bon observateur remarquera rapidement que, hormis l’année, les dates sont presque les mêmes puisque c’est le 24 décembre 1999 que GUEI prend les rênes de la Côte d’Ivoire.

 

Après son coup de force, le capitaine fait la même promesse que fit GUEI. Il affirme sans se retenir qu’il n’a pas le désir de rester au pouvoir mais d’organiser des élections auxquelles lui-même ne participera pas. Mais comme le Général l’avait également fait, Dadis, laisse aujourd’hui planer le doute sur sa participation à la prochaine élection présidentielle en Guinée. Et les rencontres ont commencé qui consistent à forcer une certaine couche sociale à le réclamer comme son candidat pour le scrutin à venir.

 

Seul le naïf peut ne pas voir dans le jeu du Putchiste CAMARA de Guinée. Sinon, tous les hommes réfléchis savent que Moussa Dadis CAMARA sera candidat pour briguer la magistrature suprême en 2010.

 

Le Capitaine ne veut pas faire mentir le dicton selon lequel le pouvoir monte toujours à la tête. Il est devenu si aveugle qu’il ne voit ni le noble exemple de Toumani TOURE au mali, ni la fin malheureuse de GUEI en Côte d’Ivoire. Il ne voit que le trône doré et tous ses avantages.

Et le peuple guinéen continue de croupir dans la misère, ce peuple hier heureux de voir partir Lassana CONTE et toujours malheureux sous CAMARA. A l'analyse de cet état de fait, doit-on comprendre que le bout du tunnel est encore loin pour l’Africain ordinaire ? En tout cas, tant qu'il y aura des gens comme Dadis CAMARA, il sera difficile de trouver réponse à cette interrogation.

Par Jean NONYOUH

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29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 00:42

Ce n'est plus un secret pour personne car les journaux n'ont eu de cesse de l'écrire, BOHOUN et TAGRO étaient en sévère discorde. De nombreuses tentatives de réconciliation sont restées sans suite heureuse jusqu’à l’arrivée du Président Gbagbo à Issia.

 

Les différends entre le ministre de l’intérieur et son collègue du plan sont nés depuis la période où le chef de l’Etat avait proposé BOHOUN pour être le gouverneur de la BCEAO.  Convaincu que les choses iraient mieux, BOHOUN BOUABRE, heureux de cette future promotion avaient légué tous ses pouvoirs de directeur local de campagne de Gbagbo à son cadet TAGRO.

 

Malheureusement les pairs du président Laurent Gbagbo n’ont pas accepté son ex-ministre de l’économie et des finances au lieu et place de Charles KONAN  BANNY, ancien patron de la banque devenu pour un bref moment premier ministre ivoirien. Ils ont plutôt préféré un certain Philippe-Henri DACOURY-TABLEY que Gbagbo a été obligé de proposer pour que la Côte d’Ivoire conserve le poste. Conséquence, BOHOUN se rend à Issia pour récupérer sa place de DC de Gbagbo, foulant ainsi au pied le travail colossal effectué par Désiré TAGRO sur le terrain. Un travail que les populations d’Issia, toutes confondues, appréciaient à sa juste valeur.

 

Alors, naissent et s’enracinent les démons de la division au sein de la famille FPI à Issia : destitution du fédéral Bahouan GAHI par le ministre BOUABRE, constitution d’une cellule de soutien à TAGRO.

 

De nombreux médiateurs ont tenté de recoller les morceaux sans y parvenir. La dernière rencontre qui avait eu lieu à Saioua le samedi 13 juin 2009 avait donné des lueurs d’espoir de réconciliation puisque les antagonistes s’étaient rencontrés, avaient donné l’air de s’entendre. Mais des septiques avaient trouvé de nombreux signes démontrant que cette réconciliation était de façade.

 

 La visite du Président Gbagbo à Issia a permis de mettre fin à toutes les dissensions entre les deux  poulains du chef de l’Etat. Il leur a parlé et ils ont compris. Le discours de BOHOUN, emprunt d’éloges à l’égard de TAGRO est la preuve qu’on a jeté en arrière les querelles entre les deux frères et cadres de SAIOUA.

 

Vivement que toute la Côte d’Ivoire emboite le pas à ses deux hauts cadres afin que le pays renoue avec la paix qui est le socle du développement.

 

 

Par KONAN Amenan Kan Rosine, envoyée spéciale

 

 

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 21:26

Le Président de la République de Côte d’Ivoire, son excellence monsieur Laurent GBAGBO a effectué une visite de travail dans la commune d’Issia les 27 et 28 août 2009. Entre autres raisons, le chef de l’Etat était à Issia à l’invitation des baoulé allochtones de l’ouest du pays. Mais comment tout cela a-t-il commencé ?

C’est d’abord Paul Antoine Bohoun BOUABRE, ministre d’Etat et directeur de campagne à Issia du Candidat du FPI, qui a donné instruction à son adjoint le ministre Désiré TAGRO de pêcher des électeurs chez les allochtones. Aussi, le ministre de l’intérieur a-t-il rencontré nanan Kouadio Konan dit Kalonzo, chef central des baoulé dans le département.

Cette rencontre entre le ministre et le chef akan a fait couler beaucoup d’encre et de salive dans le département car les dettes fiscales de Kalonzo, propriétaire d’un hôtel dans la cité du zagoté, auraient été allégées après son tête-à-tête avec TAGRO et un engin 4X4 lui a été offert. Son porte-parole, l’instituteur KOFFI YAO Richard aurait reçu une moto pour lui permettre de sillonner des domiciles de ses frères et les convaincre de suivre le locataire actuel du palais. Tout cela avait été perçu par les baoulé d’Issia comme une trahison.

Mais pour calmer les vélléités offensives des uns et les autres, Désiré TAGRO aurait offert aux baoulé de son département un certain nombre de places à l’école de police. De plus, des rencontres ont été organisées par une délégation que conduisait le ministre lui-même dans les campements baoulé. Le résultat : de nombreux baoulé ont rallié la cause du président Gbagbo.

 Quand on a réussi dans un département, pourquoi ne pas l’étendre aux autres? Ainsi, depuis cette fin d’août, tous les baoulé du grand Ouest se sont réunis pour soutenir le président Gbagbo. Le chef de l’Etat était lui-même à Issia pour parrainer cette union.

Et les chefs sont venus de partout pour plébisciter Kalonzo comme chef des baoulé dans l’Ouest ivoirien. Dieu seul sait les fruits d’une telle initiative.  C'est d'ailleurs ce qui fait que bon nombre de gens affirment sans se retenir que les baoulé ont été achetés pour tourner le dos au PDCI. Les élections nous situeront.

Par KONAN Amenan Kan Rosine, envoyée spéciale

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 09:36

C'est un adage très répandu en Côte d'Ivoire dans le milieu des amants et des amoureux: "les anciens tisons se rallument très aisément", c'est-à-dire les vieilles amours renaissent sans trop de difficulté. Tel est le cas des deux vieux copains que sont  Blé Goudé, leader de la galaxie patriotique, fidèle et intrépide défenseur de Laurent Gbagbo, et Soro Guillaume, chef de "l'ex-rebellion" en Côte d'Ivoire. Les deux jeunes gens farouchement opposés depuis le temps de l'usage des machettes sur le campus universitaire reparlent le même langage après des années de brouilles. Bel exemple de reconciliation pour la Côte d'Ivoire déchirée par des années de crise politico-militaire.

Pour ceux qui l'auraient oublié, Blé et Soro étaient collaborateurs  dans la très redoutée et populaire fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire, syndicat estudiantin qui a donné du fil à retordre au pouvoir PDCI (parti au pouvoir de 1960 à 1999) dans les années 90.

Pourquoi ne pas copier le modèle Guillaume et Charles? Ne serait-il pas bon que chacun aille rencontrer son voisin d'avec qui il s'est séparé du fait de la guerre pour poser un acte de reconciliation? Ce serait une belle leçon pour tous les septiques qui estiment que les Afrcains sont incapables de se conduire en hommes responsables dotés d'intelligence.

Refléchissez-y pour le bonheur du continent africain car aucun développement n'est possible dans la haine et la guerre.

 

 Par Jean NONYOUH (+225 08 56 15 67) 

(Image de somdadino.skyrock.com - babistars.net)

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