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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 07:22

Qui connait la Côte d'Ivoire et surtout Bouaké d'avant la crise sait très bien que les déplacements dans la capitale du centre se sont toujours effectués en taxis, de véritables automobiles à quatre roues. Il y avait aussi les minis cars communément appelés "gbaka". Mais aujourd'hui ces moyens transports se sont raréfiés pour laisser place aux taxis-motos.

Les taxis-motos ne sont peut-être pas une nouvelle invention. Les pays tels le Mali et le Burkina les connaissent bien. Mais jamais les ivoiriens n'avaient été habitués à ce mode de transport en commun. Cet état de fait donne raison à ceux qui pensent que ce sont le Mali et le Burkina Faso qui, dans leur désir d'annexer la Côte d'ivoire, l'ont attaqué le 19 septembre 2002.

Bouaké ressemble plus à Bamako, à Ouagadougou qu'à Abidjan. Les taxis autos se comptent au bout des doigts. Ce sont plutôt les motos qui ont envahi la ville. Et profitant du désordre que crée la guerre, ces engins à deux roues se sont érigés en taxis.

Ce qui écœure surtout, c'est que les motos-taxis n'ont aucun égard pour la vie humaine. Un tel engin qui a été conçu pour seulement deux usagers est bien des fois transformé en moyen de transport de trois à quatre personnes par voyage. De plus, l'excès de vitesse est leur pratique fréquente mettant ainsi en danger la vie des personnes qui les empruntent. De nombreux cas d'accidents ont déjà été constatés avec des blessés graves et même des morts.
 
Pourtant, ces motos-taxis sont le moyen le plus utilisé par les bouakois. Pour une raison toute simple. Selon mademoiselle K. Marthe, tenancière de maquis, ces moyens de transport sont très prisés dans la commune dirigée par Fanny Ibrahima parce qu'avec la guerre la pauvreté s'est amplifiée. Les motos-taxis non seulement reviennent moins chers aux usagers mais leurs conducteurs vous accompagnent jusqu'à votre porte.

Mais tous les habitants de Bouaké que nous avons rencontrés reconnaissent que les motos-taxis sont dangereux. Ils espèrent que le retour à la normalité sera rapidement effectif afin que les différentes activités lucratives reprennent vigueur pour qu'ils aient de l'argent. Ainsi s'arrêteront les activités des motos-taxis qui font côtoyer la mort à leurs usagers.


Par Jean NONYOUH, envoyé spécial à Bouaké.

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Published by JOURNALISTES BENEVOLES - dans SOCIETE
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